Le Monastère de la Visitation de Marclaz

Historique et situation du Monastère
de la Visitation de Marclaz –
Thonon-les-Bains

Le 21ème Monastère de l’Ordre de la Visitation Sainte Marie fut fondé à Evian le 6 août 1627. Notre Sainte Mère Jeanne de Chantal fut Supérieure pendant un an.

En juillet 1629, il fut transféré à Thonon-les-Bains.

Le 18 janvier 1793, la Communauté fut chassée et dispersée. Le Monastère fut refondé en 1834 par un groupe de Sœurs venant de la Croix Rousse – Lyon.

Depuis sa fondation, le Monastère était situé rue des Granges à Thonon les Bains; en 1968, pour permettre à la ville de Thonon de réaliser son plan de rénovation, la communauté fit l’acquisition d’un terrain à Marclaz ou elle fut transférée.

En 1988, il fut décidé de faire au cœur du Monastère de Marclaz une infirmerie médicalisée permettant d’accueillir et d’accompagner les Sœurs âgées ou malades, leur offrant ainsi la possibilité de continuer leur vie monastique dans un cadre plus adapté à leur situation.

 

Témoignage sur la vie à Marclaz

Depuis quelques années, le monastère de Marclaz présente une physionomie particulière. En effet, au cœur du monastère une quinzaine de sœurs, âgées ou malades, bénéficient des soins d’une équipe de soignantes qualifiées. Elles ont ainsi la possibilité de vivre jusqu’au bout leur vie religieuse.

Parallèlement, la communauté de Marclaz est composées de sœurs ayant dû quitter leur monastère d’origine à cause de leur fermeture; plusieurs générations, plusieurs nationalités s’y côtoient.

Chacune a  dû s’adapter à un nouvel environnement, à de nouveaux visages, à de nouvelles manières de vivre avec les infirmités dues au grand âge, à la maladie. Mais chacune sait, que dans notre vie, ce qui est stable, c’est la présence du Seigneur, son amour, toujours le même, comme au premier jour. C’est notre roc, notre rocher, notre bonheur inépuisable.

Je crois que nous pouvons dire qu’au Monastère de Marclaz, nous sommes toujours en état de «fondation». Le cœur de Jésus est le lieu de notre fondation : à partir du terreau de nos faiblesses, de nos limites, nous pouvons grandir dans la foi et nous recevoir chaque jour de Dieu pour donner ensuite aux autres ce que nous avons reçu de Lui. Le trésor de l’amour, de la tendresse pour l’autre n’est jamais simple. Il nous semble qu’un mot le résume : le détachement.

Le détachement de nos propres sécurités, de vouloir tout contrôler, l’abandon des appuis antérieurs pour devenir dans la fragilité, l’appui de l’autre. Cette fragilité même, nous semble créatrice d’une nouvelle force qui porte le nom d’humilité. Le visage de l’amour vrai se fait petit. Il se réjouit de se savoir au service de plus grand que lui. Seuls les humbles connaissent la joie d’une souveraine liberté. Ils sont libres pour aimer, pour mettre quotidiennement leurs pas dans les pas du Christ doux et humble.

C’est ensemble, dans une fraternité jamais acquise que se construit notre communauté qui se renouvelle constamment.

C’est auprès de Marie que nous apprenons, jour après jour, comment servir.

Marie est l’éducatrice de notre regard intérieur, elle nous apprend à être à tout instant en initiative fraternelle.